Une école modulaire?

Intro text

Une école modulaire?

Article rédigé par
Anne-Françoise Meulemans
D'abord, les élèves font du décrochage scolaire, doublent ou triplent et perdent le peu de motivation si motivation il y avait encore.
L'éclairage nouveau sur les dys (dyspraxies, dyscalculies, dyslexies et peut être autres dys), les TDA/H et les HP montrent la diversité des élèves et les particularités de chacun, plus souvent lignes de faille que lignes de force face à l apprentissage.
Ensuite les enseignants devraient être tout à la fois psychologues, sociologues, anthropologues et aussi un peu neuropsychologues.
La diversité sociale, la diversité culturelle et la reconnaissance des singularités neuropsychologiques qui se rencontrent dans les écoles, vu la faiblesse des moyens consacrés, sont vécues comme autant d'obstacles, alors qu'elles pourraient constituer un enrichissement pour toutes et tous, des élèves aux enseignants.
Enfin, les parents, travaillant souvent à temps plein tous les deux, doivent assumer les devoirs et leçons dans le peu de temps qu'il reste pour la famille. Les conflits sur la mauvaise étude et les médiocres résultats scolaires pourrissent les rares instants où les liens entre parents et enfants peuvent se construire.
Les parents vivent comme un échec personnel, l'échec scolaire de leurs enfants, ou alors démissionnent complètement.

L'école modulaire semble une solution adaptée tellement évidente que j'y cherche toujours un couac.
Un échec dans une matière n'aura de conséquence que dans cette matière et non dans la relation de l'élève et son groupe classe.
Rater math et sciences signifierait recommencer uniquement ces cours mais continuer le cursus pour tous les cours réussis.
De même si un élève a de grandes facilités dans un cours, il pourrait passer des examens pour évoluer plus rapidement dans cette branche-là.
Chaque élève serait ainsi respecté dans sa singularité face à l apprentissage.

La classe elle même est redéfinie, dans ce contexte, de manière plus ouverte.
Les devoirs et leçons ne se donneraient qu'à l'école, du moins dans les premières années des secondaires, afin d'atténuer au maximum les inégalités de niveau socio-culturel et de disponibilité des parents.
Les élèves rentrent à la maison pour se consacrer à autre choses qu'à l'école.

Les parents retrouvent leur rôle de parent s'exprimant dans mille autre tâches que le simple contrôle policier des leçons et devoirs.

Cela paraît tellement simple ...