Les approches thérapeutiques
Une multitude de techniques vous sont proposées dans les différents centres :
Papillon du mois
Joyeux Noël
A tous les renverseurs de tasse de café, A tous ceux qui sont dans la lune et saupoudrent de poussière d'étoile notre petite planète, A tous ceux qui se réjouissent de n'avoir ni mal à la tête, ni mal aux dents, ou d'avoir simplement l'eau courante, A tous ceux qui contaminent leurs proches de leur état de réjouissance, visant une pandémie qui ne laissera personne dans l'ombre. A tous ceux qui éclaboussent les autres de tendresse, d'humour, de caresses, et d'amour A tous ceux-là qui ont mal aux autres A tous les alchimistes qui transforment leurs blessures en brillance, leur souffrance en solidarité, A tous ceux qui, riches, cherchent à s’appauvrir, CentrEmergences souhaite un joyeux Noël et une chaleureuse année 2019
Anne-Françoise Meulemans
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Etes-vous un garçon manqué ou une poule mouillée ?

Liliane Leroy
Que répondriez-vous à la question : avez-vous choisi d’être une femme/ ou d’être un homme?

Oui !
Enfin non !
Heu oui ???
Ces réponses successives vous sont certainement venues en tête. Elles rendent bien compte de la réalité de notre vécu. Nous n’avons pas choisi de naître fille ou garçon, mais nous nous sommes pour la plupart identifié/es à notre sexe. Est-ce à dire que nous nous sommes soumis (e) à un rôle prédéterminé de fille ou de garçon ? Certes, nous avons dû (ou bien voulu?) vivre avec les données physiologiques que nous impose notre corps sexué mais avons-nous (à) accepté (r) les codes sociaux qui y sont liés?

Le cerveau des filles ne serait pas le même que celui des garçons ?

C’est le leitmotiv de certaines littératures comme « Mars et Vénus » Les filles ne sauraient pas lire une carte, les garçons ne sauraient pas faire deux choses à la fois. Les défenseurs de ce type de théories veulent pour preuve que l’on peut montrer par l’imagerie médicale que les zones du cerveau des femmes et de celui des hommes ne travaillent pas de la même façon, ne sont pas développés de la même façon.

CQFD ? Les différentes compétences et rôles des femmes et des hommes seraient-elles déterminées par la physiologie de cerveau ? Rien n’est moins sûr! En tous cas, il a été montré que le cerveau peut se former et s’éduquer. Par exemple, les techniques d’imagerie médicale appliquées aux violonistes, altistes, violoncellistes et contrebassistes (tous ces musiciens pourtant droitiers qui font vibrer leur instrument et doivent en régler la justesse grâce à leur main gauche) montrent qu’ils ont surdéveloppé la zone cérébrale liée à leur main gauche. De même, nous pourrions prendre la liberté de développer toutes les potentialités et de bénéficier de la plasticité de notre cerveau.
L’identité sexuelle s’apprend.

Définir ce qui serait inné ou acquis serait du même intérêt que de débattre du sexe des anges! De toute façon, nous ne sommes pas tenu-es de nous plier à mère nature si tant est qu’elle définisse ce qu’est être homme ou ce qu’est être femme. Et quand bien même, pourrait-on par un procédé quelconque, identifier une différence entre les hommes et les femmes qui ne soit pas issue de l’apprentissage, cette différence doit-elle, au 21ème siècle, imposer une conduite aux hommes ou aux femmes ? Sommes-nous obligés de nous laisser mener par le bout du nez par nos hormones ou nos neurones ?
Le genre/ le sexe.

C’est ici que la différence entre la notion de « sexe » et la notion de « genre » vient à notre rescousse. La notion de genre émerge à la fin des années 60. Elle vient du mot anglais
« gender ».

Le mot anglais « sex » renvoie à une définition strictement biologique. Le mot «gender» quant à lui renvoie à une construction sociale et culturelle qui divise les tâches, définit les comportements, obligations des hommes et des femmes.

L’intérêt de la distinction entre le sexe et le genre, est de mettre l’accent sur le caractère appris, non essentiel de ce qui était défini par le passé comme la « nature » féminine ou masculine. Elle permet aux femmes et aux hommes de prendre distance par rapport aux dictats sociaux et culturels qui se déguisent sous les termes de « inné » ou « inhérent au sexe biologique ou aux hormones ».
Quand le corps et le cœur sont en désaccord.
La notion de genre permet également de comprendre ce que sont les personnes transgenres : ce sont des personnes ayant les attributs biologiques d’un sexe mais ayant le sentiment profond d’appartenir à l’autre sexe. Elles ont la volonté de se libérer des dictats liés à leur sexe. Une personne transexuelle, ne s’en contentera pas et entreprendra d’effectuer une transition sur son corps par des traitements hormonaux ou diverses chirurgies
Pour être complète, il me faut aussi mentionner les personnes « intersexuées » qualifiées d’hermaphrodites dans le jargon médical. Leur corps n’est ni clairement féminin ou masculin.
L’on confond souvent « genre » et « orientation sexuelle ». Cet amalgame rajoute au scandale qui a eu lieu en France parce qu’on parlait de genre dans les livres scolaires. Les arguments invoqués étaient qu’ils incitaient les jeunes à « choisir » leur orientation sexuelle et leur identité liée au genre. Il sert également à couvrir des propos homophobes et haineux envers les transgenres et tous ceux ou celles qui ne retrouvent pas leur identité dans les classes « hommes/femmes » « hétéro/homo ».
Genre et idéologies.

Les idéologies totalitaires sont souvent opposées à « l’idéologie du genre » Elles y amalgament un conservatisme quant aux rôles des femmes et des hommes, l’opposition à l’avortement, l’homophobie, la condamnation des transgenres et intersexes et des transsexuels.

Le nouveau président du Brésil Jair Bolsonaro s’est empressé de se déclarer « résolument conservateur sur les questions de société, promettant de "respecter les religions et les traditions judéo-chrétiennes", tout en luttant contre l'idéologie de genre".

Les rôles sexuels et sociaux de type « binaires » c’est-à-dire homme/femme (avec prédominance des hommes) et hétéro ne correspondent en rien avec la réalité et visent à maintenir les inégalités.

Gageons que dans les sociétés progressistes, les frontières s’effaceront de plus en plus sous les revendications des femmes mais aussi des hommes modernes, laissant à chacun et chacune la liberté de mener sa vie comme il et elle l’entend. Car c’est bien en cela que la notion de genre nous intéresse ; elle permet l’analyse de la construction sociale de genre qui est porteuse d’aliénations et d’inégalités. Et ce faisant, elle permet sa déconstruction.
- Liliane Leroy
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