Alimentation et émotions, deux notions étroitement liées.

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Alimentation et émotions, deux notions étroitement liées.

Article rédigé par
Marie Moussiaux
Les nutriments ingérés vont, en effet, contribuer aux mécanismes chimiques impliqués dans la production hormonale qui à son tour, va influencer nos émotions. La sérotonine est une hormone qui intervient, entre autres, dans la régulation de l’humeur et dans l’accès au sommeil.

Un déficit en sérotonine peut, par ailleurs, entrainer des envies d’aliments sucrés et des envies irrépressibles de manger car cette hormone a une action stimulante sur le centre de satiété.

Cette hormone est synthétisée par le corps grâce à un acide aminé (une protéine) appelé « tryptophane ». On trouve du tryptophane dans diverses protéines animales ou végétales.
Si on intègre quelques notions de chronobiologie à ces données, ces aliments auront une action optimale sur la production de sérotonine s’ils sont consommés entre 15 et 18h.

Les aliments riches en tryptophane sont entre autres :

• la banane, la mangue, les dattes,
• le chocolat noir,
• les produits à base de soja (produits alpro, edamame, tofu),
• les œufs et produits laitiers,
• les oléagineux (en particulier les noix de Pécan et Cajou),
• les légumineuses (en particulier les pois chiches)

Après avoir accompagné, pendant plusieurs années, des groupes de personne souhaitant perdre du poids, j’observe que la correction alimentaire n’est pas l’unique porte d’entrée à envisager. D’autant plus, si vous percevez une large part émotionnelle dans vos comportements alimentaires. Un travail sur l’identification et la gestion des émotions liées à l’alimentation m’apparaît indispensable si l’on veut se pencher sur la source et non exclusivement sur la conséquence du problème. Au Centre Emergences d’Etterbeek, je propose un accompagnement « Nutripsy » qui consiste en un travail sur la dimension psychologique et émotionnelle de l’alimentation.